e-commerce

08/03/2009

Supermarchés sans caissières : on y est !

Dans le Michigan (USA), L'enseigne de distribution Fast Track expérimente ses premiers points de vente sans personnel. Ces magasins de quelques dizaines de m² n'ont en effet ni caissières ni personnel de sécurité. Les clients y entrent, choisissent leurs articles, les paient et les emportent, le tout on their own, sans nécessité de contact humain.

Fast Track : des magasins sans caissières


Comment cela se passe-t-il donc ? Regardez cette vidéo de 3 mn qui explique comment Fast Track fonde son approche sur les puces RFID dont chacun des articles qu'elle vend est équipé.

Fast Track : les premières supérettes 100 % RFID from Editions Dauvers on Vimeo.


Progrès ou pas ? Le débat fait rage. La vidéo semble tout d'abord affirmer que les performances de ces points de vente sont attractives : CA, rentabilité au m², taux de démarque faible...
D'aucuns voient avec inquiétude le personnel disparaître des magasins ; cette inquiétude d'ailleurs ne concerne pas seulement le fait que cela peut faire des emplois en moins mais aussi le fait d'avoir une relation commerciale à l'enseigne totalement déshumanisée. D'autres au contraire s'émerveillent de voir cette approche fondée sur la confiance, sur la technologie, et se réjouissent de voir à terme se substituer aux machines de distribution automatique ce type de magasin. Il est vrai que pour une surface de vente presque comparable, ces magasins offrent de 5 à 10 fois plus de références que les vending machines, et proposent de surcroît des produits frais.

Pour ma part, et sans prendre parti sur la disparition de l'humain, j'y vois deux choses :

1) la perspective de créer davantage de proximité (géographique) avec les clients et typiquement d'avoir des points de vente dans mon entreprise par exemple. Je garde en tête de mes années de Category Management chez Henkel le fait que c'est la proximité physique qui est, de loin, de premier facteur de différenciation entre enseignes.

2) Voilà l'une des nombreuses manifestations de l'évolution vers laquelle nous courons : la multiplication des échanges (du dialogue ?) entre les hommes et les machines.

A suivre.

Sources : le blog d'Olivier Dauvers et le site ConseilsMarketing.fr.

26/01/2009

Du Web 2 au Web 3 : l’Internet en 3 dimensions

Longtemps, nos écrans resteront en 2 dimensions. Les tentatives de développement d’hologramme (autre exemple ici) ou de réalité augmentée (autre exemple ici) sont certes étonnantes, mais l’état de l’art ne permet encore un usage massif et simple, le mettant à la portée de tous.

Augmented Reality + Cloth Simulation from Saqoosha on Vimeo.

Pourtant, la représentation en 3D gagne du terrain. Popularisée depuis longtemps par les jeux vidéos (qui se souvient de Zaxxon ?) et plus récemment par les jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs (c’est ainsi qu’on les appelle, désolé), celle-ci gagne maintenant la sphère de l’entreprise et atteint le grand public.

Dans le commerce ou la promotion, mentionnons Yves Rocher et le génialissime Ikea. En permettant à l’internaute de naviguer dans le magasin virtuel, le premier offre une forme d’expérience créant un lien certain avec la marque. Certes, sur le plan du merchandising, je ne suis pas convaincu que cette approche maximise les ventes. Il s’agit ici sans-doute plus d’une opération d’image ; encore que si l’on vise non pas des ventes en ligne, mais un acte précis, par exemple la demande d’une carte de fidélité, cette mise en scène entraîne l’internaute dans une histoire qui a alors toutes les chances de déboucher.

Ikea, quant à eux, ont depuis longtemps exploité la 3D pour rendre compte de la modularité et de la diversité des « cuisines à vivre » qu’ils proposent. Excellente approche.

Plus récemment, Cooliris fait beaucoup parler de lui avec cette ergonomie novatrice pour parcourir une base de données images. C’est sexy et original. Est-ce plus efficace et plus rapide que la classique approche 2D (fichier, sous-fichier) ou celle par tags popularisé (entre autres) par Flickr ? Il est permis d’en douter. Mais parions que CoolIris va continuer d’innover et de rendre son approche convaincante au point de la démocratiser.


Enfin, mentionnons le toujours jeune Randy Adams que j’ai rencontré en novembre dernier à San Francisco et son moteur de recherche SearchMe. celui-ci est fondé sur une approche par image et adopte l’ergonomie du CoverFlow d’Apple. Assez réussi et parfois plus efficace que Google. Essayez !

La suite au prochain numéro.
Emmanuel de Saint-Bon

14/10/2008

DRM: le système est bancal et contreproductif

Itunes_2 Il y a un mois, j'ai acheté quelques fichiers mp3 sur iTunes.
Il ya une semaine, j'ai transféré toutes mes données sur mon nouveau MacBook, y compris ma musique.
Là, j'ai eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir écouter ces fichiers mp3.
Bienvenue dans le monde selon Apple : vous pensez que vous avez acheté ces contenus, mais la réalité est que vous les avez juste loués avec le droit de les utiliser sur un seul appareil !

Le problème est bien connu : il s'agit des D.R.M. ou Digital Rights Management. Les DRM sont des barrières techniques intégrées dans vos fichiers mp3 favoris pour vous empêcher de les diffuser illégalement sur les réseaux peer to peer.
OK. Mais les effets secondaires des DRM sont insupportables pour le citoyen ordinaire qui achète ce qu'il consomme.

J'ai alors envoyé un mail leur expliquant mon cas. Apple étant à l'écoute de ses clients, ils m'ont accordé le droit de recharger ces fichiers sur mon nouveau MacBook gratuitement. Cool!
Tout marchait bien jusqu'à ce que j'essaie de transférer ces fichiers sur mon iPod. Hélas! Trois fois hélas! Je ne pouvais pas écouter ces fichiers mp3 sur mon Ipod.

J'ai laissé tomber et les ai finalement effacés. Je n'ai pas le temps de leur envoyer un nouvel e-mail. Ce qui est sûr, c'est que je ne rachèterai plus rien sur Itunes.

Effets secondaires intolérables dis-je…

04/10/2008

Priceminister se sucre-t-il sur la trésorerie ?

Priceminister_logo_3 Leur newsletter du jour m'apprend que " pour faciliter la gestion de vos ventes et de vos finances, le paiement de vos ventes sera automatiquement transféré sur votre porte-monnaie PriceMinister tous les 10 jours ".

A l'heure des échanges électroniques instantanés, qu'est-ce qui justifie un tel délai ? Pourquoi le vendeur ne touche-t-il plus son argent dans la foulée de sa vente ?
Mon sentiment est que cette modification introduit sans le dire un système de dates de valeur, comme le pratiquent encore certaines banques.

On devine le calcul de Priceminister : pour un particulier, disposer du produit de sa vente avec quelques jours de retard ne change pas grand-chose ; pour PriceMinister qui gère maintenant des flux de trésorerie importants, placer cet argent à 5 jours en moyenne fait une réelle différence.

J'espère me tromper en écrivant cela (et tant mieux si je suis contredit !) car j'ai beaucoup d'admiration pour le parcours effectué par l'équipe dirigeante depuis 7 ans. L'un d'eux avait un jour affirmé dans une conférence que " ce sont d'abord les marques qui doivent rester fidèles à leurs clients et non l'inverse ".

Cette nouvelle disposition s'inscrit-elle dans ce (très bon) précepte ?

17/09/2008

L'Angleterre, c'est moins cher

Faites 147 € d'économie en achetant votre MacBook au UK.
Le 13 pouces 2.4 GHz est en effet proposé "là-bas" à 829 £, soit environ 1052 €, alors qu'il l'est "chez nous" à... 1199 €.
C'est du TTC dans les 2 cas et avec livraison gratuite.
Je précise que vous pouvez acheter votre MacBook au UK avec un clavier français.
Je n'imagine pas en outre que les douaniers saisissent votre colis à la douane pour vous faire payer la différence de taxes.
Il y a surement quelques chose qui m'échappe...

Macbook_france
Macbook_uk

16/09/2008

E-reader de Sony : bien, mais…

Sony annonçait ce matin le lancement de son reader (comprenez livre numérique) dans une belle conférence de presse au Musée Dapper, à Paris.

L'offre est bien packagée puisqu'elle présentée sur la marché français conjointement par 3 acteurs clés du monde des livres : Sony pour le lecteur, Hachette pour l'édition et la Fnac (avec sa plate-forme Numilog) pour la distribution. Les adeptes de cet usage nouveau ne seront donc pas démunis. Le reader est proposé dès aujourd'hui sur le site de la Fnac en précommande et devrait sortir à la fin octobre.

Mais le produit me direz-vous, comment est-il ? Eh bien, je l'ai trouvé bien pensé et très convaincant. D'une taille A5 environ (la moitié d'une feuille A4), il est léger (260 gr.), mince (1 cm avec sa couverture environ), permet de stocker environ 160 livres et peut tourner jusqu'à… 1800 pages sans recharger sa batterie.Sony_reader

Mais c'est surtout cette fameuse encre électronique (ou E Ink ™) qui emporte l'adhésion. La lecture est effectivement facile et naturelle et son rendu s'apparente réellement au papier ; rien à voir avec un écran d'ordinateur rétro-éclairé.

Tout est bien donc ? Oui bien sûr. Pourtant, même si, incontestablement, le produit est abouti, je reste un peu sur ma réserve. Plus exactement, je sens que c'est un produit qui doit évoluer encore pour se démocratiser. Parmi les points que j'aimerais voir arriver sous peu, je note :

Lire la suite "E-reader de Sony : bien, mais…" »

05/03/2008

Buy your tyres on the web!

Did you know you could buy your tyres on line too? Did you know that, doing so, you could save up to 40 % on your tyres? If you have something like an Audi or a Mercedes, I am sure you will quickly reckon what you save… But even for little car owners, there is a stake!

Azpneus Have a look for instance to AZ Pneus (French site): clear offer, easy instructions and you get your tyres in a day or two. I was thinking that, when I go to Speedy's (my usual retailer), I often have to go there twice: one to order my tyres and the second time to get my car back. Here, you just need to move once.
Indeed, you don't have your tyres delivered at home (where the hell would I put them, in my living room?), but at your usual retailer's. That's the magical side of it. Of course, your retailer doesn't make any margin on the sales of your tyres, but it still makes him a customer; so it's worth for him too.

Now the thing that definitely convinced me is that the choice is much larger than anywhere else! This is the living long tail theory. If your query is a little bit specific, you may not find it in the real life but on the web.

What strikes me is that we are on mature market where the online sales channel only weighs about 1%. Given the average weight of e-commerce in France (around 8 % I'd say), we can bet that AZ pneus and all its competitors are currently quite busy.
Now the question I am wondering about is: can all these e-players rise up to 15, 20 or even 30 % of the whole market? Remember the travel industry where Internet weights about 40% in some European countries (UK…).

To be followed…

PS: this is not a sponsored post although I only quote one player.

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