Supermarchés sans caissières : on y est !
Dans le Michigan (USA), L'enseigne de distribution Fast Track expérimente ses premiers points de vente sans personnel. Ces magasins de quelques dizaines de m² n'ont en effet ni caissières ni personnel de sécurité. Les clients y entrent, choisissent leurs articles, les paient et les emportent, le tout on their own, sans nécessité de contact humain.
Fast Track : des magasins sans caissières
Comment cela se passe-t-il donc ? Regardez cette vidéo de 3 mn qui explique comment Fast Track fonde son approche sur les puces RFID dont chacun des articles qu'elle vend est équipé.
Fast Track : les premières supérettes 100 % RFID from Editions Dauvers on Vimeo.
Progrès ou pas ? Le débat fait rage. La vidéo semble tout d'abord affirmer que les performances de ces points de vente sont attractives : CA, rentabilité au m², taux de démarque faible...
D'aucuns voient avec inquiétude le personnel disparaître des magasins ; cette inquiétude d'ailleurs ne concerne pas seulement le fait que cela peut faire des emplois en moins mais aussi le fait d'avoir une relation commerciale à l'enseigne totalement déshumanisée. D'autres au contraire s'émerveillent de voir cette approche fondée sur la confiance, sur la technologie, et se réjouissent de voir à terme se substituer aux machines de distribution automatique ce type de magasin. Il est vrai que pour une surface de vente presque comparable, ces magasins offrent de 5 à 10 fois plus de références que les vending machines, et proposent de surcroît des produits frais.
Pour ma part, et sans prendre parti sur la disparition de l'humain, j'y vois deux choses :
1) la perspective de créer davantage de proximité (géographique) avec les clients et typiquement d'avoir des points de vente dans mon entreprise par exemple. Je garde en tête de mes années de Category Management chez Henkel le fait que c'est la proximité physique qui est, de loin, de premier facteur de différenciation entre enseignes.
2) Voilà l'une des nombreuses manifestations de l'évolution vers laquelle nous courons : la multiplication des échanges (du dialogue ?) entre les hommes et les machines.
A suivre.
Sources : le blog d'Olivier Dauvers et le site ConseilsMarketing.fr.





