TechtocTV m'a invité avant Noël à participer à son émission "Le REAL TIME WEB : entre marketing affinitaire et réalité quotidienne".
Parmi les points cités, retenons :
- La durée de vie moyenne d'une information raccourcit nettement au fil des mois ; cette évolution favorise le remplacement d'une information par une autre, le "papillonnage informationnel", ce qui amoindrit parfois les conséquences d'une crise de communication. De ce point de vue, on voit apparaître une longue traîne de l'information : les bonnes informations sont aussi celles qui durent.
- Après le triomphe des agences médias du début des années 2000 face aux agences de créations, nous constatons la montée en puissance des contenus face aux contenants. Somme toute, le message peut emprunter différents supports, être rediffusé, remixé, retwité, reblogué, peu importe pourvu que la qualité de son contenu génère émotion et adhésion.
- Le web en temps réel n'est pas en tant que tel une nouveauté (songeons à MSN). Mais l'avènement du web mobile fait que nous n'avons plus ces périodes "en ligne - hors ligne" ; nous sommes maintenant connectés en quasi-permanence. C'est donc bien la mobilité qui créé cette attente et cette accélération des échanges.
- La majorité des grandes marques peuvent et doivent intégrer dans leur stratégie (voire dans leur plan média) leurs clients de premier plan. C'est ceux qui aiment la marque, qui la consomment, l'apprécient et la connaissent sont ceux qui peuvent la défendre, la valoriser ou la faire aimer auprès de leur entourage. Bien nourries, de telles communautés de marque peuvent constituer une bras armé important pour une marque.
- L'exploitation des réseaux sociaux suppose pour une marque une forme de "lâcher prise". En effet, la création et la diffusion de contenus sur le web communautaire implique que ce contenu soit réinterprêté ou commenté, voire critiqué. Cette situation peut conduire à la déformation (voire la perversion) du message même que la marque souhaite diffuser. Pas toujours facile culturellement...
- L'une des choses qui différencie le buzz du storytelling, c'est l'horizon temporel dans lequel la marque inscrit son action : le buzz est opérationnel, est lié à une campagne et vit de quelques jours à quelques semaines ; le storytelling quant à lui est stratégique et inscrit son action dans la cohérence et la durée.
- La question pour la marque n'est pas de savoir si elle doit plonger ou non dans les médias sociaux car les consommateurs l'y interpellent et l'entraînent de fait dans cette conversation. La question est de savoir comment et avec quelles ressources la marque va y développer son image et ses affaires.
Merci à Gaël Solignac (@solignac_erlong) grâce à qui cette émission a pu avoir lieu.Merci à Frédéric Bascunana pour sa passion et son invitation.
Les autres invités (que je salue) étaient : François Ringard, Anthony Cheylan, Nathalie Grava et Charles Akrout.
