HOME, le film-événement de Yann Arthus-Bertrand est enfin sorti. J'en avais déjà parlé au début du mois sur ce blog.
Peut-être n'avez-vous pas pu voir ces images fantastiques et ce message d'espoir. Je les reporte ci-dessous et note dans la foulée quelques faits et chiffres qui m'ont frappé.
Un peu de perspective géographique et écologique…
La terre a 4 milliards d’années, l’homme 200 millions et l’agriculture (1ère grande révolution humaine) 10 000.
3 % seulement des agriculteurs dans le monde ont un tracteur.
Un quart des hommes vivent encore comme il y a 6000 ans.
Un litre de pétrole équivaut à l’énergie de 100 paires de bras pendant 24 h.
Shangaï a vu se construire 3000 tours en 20 ans.
Los Angeles compte autant de voitures que d’habitants.
5 milliards de voitures dans le monde ; pour 7 milliards d’habitants.
Depuis 1950, les échanges internationaux ont été multipliés par 20 (90 % de ces échanges se font par voie maritime) et la production mondiale annuelle de poissons est passée de 18 à 100 M de tonnes (x5,5) alors que la population mondiale n’a été multipliée que par 3 ans en 50 ans.
Un grand fleuve sur dix n’atteint plus la mer plusieurs mois par an ; par exemple le Colorado.
La mer morte baisse de 1 m chaque année.
La banquise a perdu 40% de sa surface en 40 ans alors que le Groenland recèle 20 % des réserves d’eau douce de la terre.
Au Nigeria, 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté alors que le pays est le premier exportateur de pétrole d’Afrique.
2 % des plus riches au monde détiennent 50 % des richesses mondiales.
Chaque semaine dans le monde, plus d’un millions de personnes s’ajoutent à la population des villes.
1 milliard d’hommes n’ont pas accès à l’eau potable.
1 milliard d’hommes ont faim.
L'espoir est permis
Pour autant, Arthus-Bertrand ne se livre pas juste à une vision noire et nihiliste, sans espoir. La dernière partie de son film recense diverses initiatives et raisons d’espérer.
Par exemple, une heure de soleil fournit à la planète autant d’énergie que ce que les hommes consomment en un an.
Plaçant ainsi son discours sous les 3 valeurs que sont la mesure, l’intelligence et le partage, Arthus-Bertrand nous rappelle que ce qui est important, n’est pas ce que nous avons perdu mais ce qui nous reste.
Vous voulez faire quelque chose pour la planète ? Commencez par faire un tour sur Goodplanet, le site de la fondation de Yann Arthus-Bertrand.
