Le Grand Palais expose actuellement le projet fou et passionnant du grand photographe Yann Arthus-Bertrand. Une fois n’est pas coutume, Arthus-Bertrand a utilisé des caméras pour recueillir 5000 (cinq mille !) témoignages dans 75 pays, et cela pendant 18 mois. Son idée est très simple et très puissante : poser une série de questions (toujours les mêmes) aux quatre coins du globe et constituer avec les réponses obtenues de courts entretiens filmés.
Parmi les questions notables : Qu'avez-vous appris de vos parents ? Que souhaitez-vous transmettre à vos enfants ? Quelles épreuves avez-vous traversées ? Que représente pour vous l'amour ? Quels étaient vos rêves d’enfant ? Vous sentez-vous libre ? Que croyez-vous qu’il y ait après la mort ?
Imaginez la somme des expériences vécues et la force des témoignages quand répondent à ces questions un bédouin, une allemande, un aborigène, une chinoise, un canadien, un hutu, une tootsie, un sud-africain, une cambodgienne ou encore un russe de Sibérie ou de Tchernobyl !
Mû par mon intérêt pour le sujet, je suis allé faire un saut au Grand Palais, où une vingtaine de yourtes abritent autant de mini-salles de cinéma et diffusent ces témoignages par thème : la peur, faire durer l’amour, la transmission, la religion, la nature, l’épreuve, le pardon, etc.
Au-delà du caractère très original de cette exposition, le retour d’expérience qu’elle constitue est terriblement humain et potentiellement porteur de sens pour chacun de nous. L’extrême diversité de la planète n’enlève rien à notre convergence humaine.
Mais laissons parler le Maître à travers cet extrait d’interview de 3 mn :
6 milliards d'autres from Emmanuel de Saint-Bon on Vimeo.
Bref, courez-y ; c’est un grand moment à vivre. Ce d’autant plus que l’exposition vous permet de répondre vous-même à ces questions en étant enregistré comme les autres intervenants.
Cela dit, le site Internet de 6 milliards d’autres permet lui aussi d’enregistrer ses réponses filmées (par caméra ou webcam) ou bien de poster ses réponses par écrit.
Merveilleux. Merci et bravo !
Emmanuel de Saint-Bon
