Je vous communique le message personnel de Philippe Schmitt dont le combat me semble mériter notre attention et notre soutien.
Sa fille Anne-Lorraine, vous vous en souvenez sans-doute, a été assassinée il y a un an.
Depuis, Philippe Schmitt mène un combat pour faire évoluer la justice et cherche l'appui de chacun.
Si vous êtes sensible à son message, lisez cette lettre et signez le référendum pour la justice (lien direct ci-après).
Chère Madame, cher Monsieur,
Le matin du 25 novembre dernier, j’attendais ma fille Anne-Lorraine sur
le pont qui surplombe les voies à la gare de la Borne Blanche, dans
l'Oise. J’étais impatient de la retrouver parce que je ne l’avais pas
vue depuis trois semaines. Mais quand le train de 10 h 30 est arrivé,
Anne-Lorraine n’est pas descendue. Ce souvenir me hantera jusqu’à ma
mort. Car j’ai appris plus tard que ma fille était bien dans le premier
wagon, mourante, incapable de crier au secours. Elle avait reçu
trente-quatre coups de couteau d’un homme qui sortait de prison, pour
avoir commis un viol quasiment au même endroit en 1995. En tant que
parent ou grand-parent, vous pouvez imaginer le nombre de nuits où ma
femme Elisabeth et moi avons revécu, en cauchemar, la scène qui a eu
lieu dans ce train, ce jour-là. Anne-Lorraine était l’aînée de nos cinq
enfants. C’était une vraie battante. Elle voulait devenir journaliste
et s’était donné tous les moyens pour réaliser son rêve. Elle ne se
plaignait jamais, elle était toujours riante, toujours de bonne humeur.
Sa perte est irréparable.