Reprenons le cas de ces startups californiennes citées plus haut :
- service gratuit,
- développement de la communauté d'utilisateurs,
- monétisation ultérieure indéfinie (publicité ou CRM).
Ce type d'approche n'a de sens que d'un point de vue macro-économique, c'est-à-dire en considérant la valeur produite par l'ensemble de l'industrie high tech californienne. Les entreprises stars qui émergent prennent un tel poids et gagnent une telle valeur que leur existence seule justifie le système et fait de la Silicon Valley un système créateur de richesse unique au monde. En d'autres termes, c'est parce qu'existent Google, Yahoo Digg et consorts que les startups peuvent adopter cette approche.
D'un point de vue micro-économique en revanche (à l'échelle d'une entreprise), ce type de démarche n'a aucun sens. Personne ailleurs dans le monde ne construirait une affaire sans savoir sur quel marché et comment il gagnerait de l'argent.
Adopter ce " modèle californien " ne prend de sens qu'au sein d'un " écosystème californien ".
C'est pour cela qu'il me semble donc vain et dangereux pour une entreprise française d'adopter cette démarche californienne : lancer un service sur Internet, faire grossir son audience, et viser (hypothétiquement) une monétisation ultérieure.
Fort heureusement, il existe d'autres modèles de développement. Je les évoquerai peut-être ultérieurement.
