Comme beaucoup, parait-il, j’ai franchi le Rubicon et adopté un Mac. On me l’a souvent répété, c’est plus convivial, plus rapide, ne fragmente pas, dispose d’un OS léger, désinstalle facilement les logiciels, etc. J’ai fini par le croire.
J’ai cessé de siffloter quand il se fut agit de transférer mes mails, contacts et RV dans mon Mac.
Après un temps certain de recherches, de tâtonnements et d’essais, j’ai fini par trouver une solution. Non sans mal !
Les intéressés liront mon cheminement dans la suite de ce billet et la solution imaginée (car j’ai réussi !).
Ce que je pense des difficultés éprouvées :
Vu le battage fait actuellement sur les applications et appareils d’Apple, vu la mauvaise presse de Windows Vista, j’imagine que nous sommes très nombreux à « passer au Mac ». Or, bizarrement, il n’existe aucune méthode simple et qualitative pour transférer ses données personnelles. La seule solution vantée comme simple par Mac est l’abonnement à MobileMe (qui coûte seulement 79) et dont je ne suis pas sûr qu’elle soit optimale.
A ce stade, je m’interroge sur le délaissement complet dans lequel Apple laisse les nouveaux entrants. Quoi ! Voilà des clients prêts à changer leurs habitudes, délaisser même certains de leurs programmes habituels et rien ne serait fait pour faciliter leur intégration dans la « communauté » ? Etre client d’Apple se mériterait-il donc ? Je sais bien que l’une des tendances en vogue est de faire travailler le client (exemples ici et ici, mais dans le cas présent, qu’y gagne Apple ? La pomme n’a-t-elle pas trop confiance en sa bonne étoile ?
En l’occurrence, le prix que j’ai payé en temps dépasse largement celui de la machine et des logiciels afférents.
Ma conclusion s’impose : ne passez au Mac que si vous avez une vraie bonne raison de le faire.
A bon entendeur…
Ma vie, mon combat pour entrer chez Mac.
Oubliez les 65894 méthodes décrites ci-dessous, elles ne marchent pas :
- retaper à la main les contacts. A quelques 1700 contacts, autant tondre un gazon complet aux ciseaux. Ridicule.
- facile : export des fichiers en .txt, en.csv, avec tabulations ou virgules pour l’importer dans Mac : zéro ;
- re-facile : export en .pst ou excel malheureusement inutile car pas d’import possible avec ces formats : zéro
- plus difficile, mais encore facile : utilisation d’un logiciel «
Outlook2mac » (10 $, ça va) pour exporter le tout en format Mbox :
quasi zéro ; les archives de mail et leurs dossiers d’appartenance sont
bien transférées, mais pas la structure des dossiers ; quant aux
contacts, calendriers, tâches et notes, c’est du chinois mâtiné d’arabe
pour faire correspondre les « champs de mappage ». Résultat : zéro. Je
vous épargne les « é » transformés en « E » et les « ï » en « O ».
- Ingénieux : installation de Thunderbird, export des données au format
LDIF, puis réintégration dans le Mac. Ah… Aaaaah… Ca mouline… Aaaaaah…
Pan ! Raté !
La journée s’avançant, je me dis alors qu’en adoptant (et achetant) la
suite office pour Mac 2008, j’aurai Entourage, l’équivalent d’Outlook
pour Mac et que tout sera alors réglé avant l’apéro. Mais bizarrement,
les formats d’import d’Entourage ne correspondent pas aux formats
d’export d’Outlook (.pst notamment). Ils le font exprès ou quoi ? Là
encore, les transferts via fichiers textes donnent des résultats
exotiques et parfois artistiques.
Les applications Plaxo, Gmail et consorts ne s’en sortent pas mieux.
Puis j’ai trouvé sur le site de Microsoft un outil d’importation en PST pour Entourage. Je comprenais qu’avec cette potion magique, Entourage pourrait avaler du PST. Mais naturellement, cet outil ne fonctionne qu’avec Outlook 2001.
Continuant gaiement mon chemin de traverse, je découvre les outils
permettant d’exporter chacune de ses adresses au célèbre format Vcard.
Outlook en effet ne permet cette opération que contact par contact.
Deux acteurs me semblent bien placés Techhit
et 4Team Corp.
Le croirez-vous ? La note dépasse la moyenne puisque on peut
effectivement glisser-déposer des fichiers Vcards dans Entourage.
Est-ce parfait ? Non bien sûr. Les Champs valsent encore (fonction à la
place des noms…). Je suis content d’avoir un copain rebaptisé CTO. De
plus les catégories de contacts ne sont pas exportées. Je commence à
sentir que les caractères accentués y sont pour beaucoup.
C’est alors que me vint une lumineuse idée (si, si) : passer par mon Nokia N95 pour intégrer mes données dans le Mac. Un « sync » du PC vers le Nokia, un autre du Nokia vers le Mac, et hop ! je devrai pouvoir rejoindre tout le monde pour le dessert. Hélas, trois fois hélas, cela fut vain, comme les fois précédentes (doublons de certains contacts et pourrissement de ma base sur Nokia…).
Non découragé (car le Saint-Bon est combattif), j’achète et installe une licence VMware pour… installer Windows sur mon Mac Qu’est-ce ce qu’il faut faire quand même pour avoir l’air jeune et branché ! Cette solution marche… sauf que l’enregistrement de pièces jointes reçues par mail devra alors se faire sur le disque dur virtuel et non sur le disque principal. Pas facile cet éparpillement des données ! Donc toujours pas satisfaisant.
Voici ce que j’ai finalement fait :
- Saisir à la main quelques contacts dans Entourage.
- Les exporter en .txt, tabulations, windows
- Ouvrir ce fichier « avec Excel » (clic droit depuis l’explorateur).
- Parallèlement, exporter vers un .txt, tabulations, windows votre carnet d’adresse Outlook.
- Ouvrir également ce fichier « avec Excel » (clic droit depuis
l’explorateur) et le comparer aux intitulés du 1er fichier
(Entourage)>
- Faire alors coller le doc venant d’outlook aux intitulés exacts des
colonnes d’Entourage ; et faire de même avec l’ordre des colonnes.
- Virer alors tous les caractères avec accents, y compris le « ç » (avec la fonction « remplacer »), sauf pour les intitulés.
- Réimporter ce fichier .txt dans Outlook ; on aura évidemment pris le
soin préalable de créer un 2nd fichier de contacts dans Outlook pour y
loger ce réimport.
- Télécharger Outlook2mac pour pouvoir exporter ce nouveau
carnet d’adresse outlook en vcard (ce qu’Outlook ne permet de faire que
contacts par contact).
- Lors de cet export de vcards, faire attention à prendre l’option Mac.
- Transporter le document unique obtenu (toutes les vcards sont
contenues dans un seule doc au format vcard) et faire un glisser-lâcher
dans Entourage.
Nous y sommes presque, car dans la bataille, j’ai perdu, outre mes accents, mes catégories, mes critères secondaires.
Attachés à ces informations (et un peu enragé aussi), je réexporte mon nouveau fichier final
Entourage vers un fichier.txt. Je l’ouvre avec Excel. Je copie alors
dans les colonnes « champs personnalisés » les infos issues du fichier
précédent (l’excel venant d’Outlook).
J’enregistre ; je ferme ; je réimporte dans Entourage et j’ai mes catégories !
Si toute cette littérature peut vous être utile, j’en suis heureux. N’hésitez pas à m’en faire part.
