Dans la conférence " Is USA still a giant ? " du mercredi 27 août à l'Université d'été du MEDEF, c'est surtout l'intervention courte et bien construite de Christine Lagarde que je retiendrai.
Sa réponse à la question fut clairement positive. Notre Ministre de l'économie s'est débord félicitée avec humour que l'on ne l'interrogeât pas sur la situation économique de la France. Concernant les Etats-Unis, Christine Lagarde a d'emblée souligné l'énergie toujours forte dont les américains font montre et leur formidable capacité à se renouveler. Il n'est qu'à rappeler pour s'en convaincre que les Démocrates ont présenté à la présidence une femme et un homme de couleur.
Mais surtout, ce sont 3 valeurs phares qui contribuent à conserver aux USA un statut de géant :
- l'estime de soi (self esteem),
- une réelle capacité d'accueil,
- et une mentalité consistant à rendre ce que vous avez reçu.
Sur ce dernier point, la ministre a cité Waren Buffet, lequel a cédé quasiment toute sa fortune à la fondation Bill & Melinda Gates pour lutter contre les maladies telles que le cancer, le SIDA ou encore la malaria.
Remarque personnelle sur la self esteem :
L'apprentissage de l'estime de soi commence dès l'enfance. Comme je crois l'avoir mentionné précédemment, je reviens d'un voyage de quelques mois chez l'oncle Sam. J'ai observé que les parents américains ne cessent d'encourager et de valoriser les moindres actions de leurs enfants. Jamais, O grand jamais, un américain ne dirait à son enfant " tu es nul, tu es un idiot ". Les soi-disant bonnes écoles françaises pratiquent pourtant cette politique du dénigrement à l'échelle industrielle et cela depuis des lustres. C'est peut-être pour cela qu'on les appelle " écoles primaires " (désolé, je n'ai pas pu m'empêcher). Or un gosse traité une fois d'idiot peut s'en souvenir toute sa vie et 30 ans, plus tard, dans un environnement professionnel difficile, douter de lui. Nous savons que la foi en soi permet (presque) tout. Si les professeurs français (et les parents !) prenaient conscience des dégâts potentiels qu'un simple " tu es un cancre " produit chez un enfant, ils mesureraient sans-doute davantage leur paroles et, aux critiques, préfèreraient les encouragements.
Emmanuel de Saint-Bon

