Préambule : cette note est mise en ligne près de 3 semaines après notre passage à la Nouvelle Orléans ; eh oui, j'ai un peu de retard...
Arrivée à New Orleans
Nous y voilà ! Nous logeons pour quelques jours dans le mythique quartier français dont les rues ont pour nom " Bourbon ", " FrenchMen " ou encore " Toulouse ". Heureuse surprise : Katrina n'a PAS touché le quartier français, celui-ci étant légèrement plus élevé que le reste de la ville. Celui-ci nous a semblé encore bien vivant, même si les maisons à vendre sont nombreuses (certaines même sont abandonnées).En arrivant en ville, les premières impressions sont vivaces : le climat est chaud et très humide, contrastant avec celui de la côte Est. Mais surtout, l'on est assailli par les couleurs, les odeurs et les sons. La légendaire cuisine créole embaume de son odeur épicée tout le quartier. Ne croyez pas que les Etats-Unis n'ont pas de tradition culinaire : tout est question de région. Les maisons basses sont décorées, fleuries et peintes. Nombre d'entre elles alignent drapeau et fanions à leurs balcons, ce qui contribue à donner à la ville un air perpétuel de fête.
Cette villa chaude et musicale draine évidement une population de va-nu-pieds (au sens propre) et de traîne-savates. Certains hommes déambulent torse nu dans les rues, beaucoup sont tatoués, piercés, hirsutes, débraillés. Le tatouage semble vraiment en vogue tant on croise d'hommes (et de femmes) en arborant Faudra-t-il que je m'y mette ? Pour vous donner une idée de ce que nous avons vu, j'ai aperçu un jeune homme de moins de trente ans fouiller dans une poubelle, trouver un morceau de pizza et le manger. Un peu plus loin, un autre, à peine plus âgé, ramassait un mégot avec ses orteils en en tirait deux lattes avant de le jeter négligemment.
Le jazz, le jazz et encore le jazz
Et puis bien sûr, New Orleans reste la capitale mondiale du jazz. Là-bas, le jazz se joue dans la rue avant de se donner dans les caves, bars et boîtes. Au crépuscule, les rues sont littéralement envahies de musiciens, qui avec sa trompette, qui avec sa caisse claire, celui-là encore avec sa guitare ou son saxophone. C'est un spectacle incroyable que de les voir se déployer dans la ville et jouer seul ou à plusieurs. Certains jouent pour vivre, d'autres pour le plaisir, d'autres enfin répètent leur numéro de la soirée. On a presque l'impression que pour exister socialement, il faut jouer d'un instrument.
Autant vous le dire : je n'ai pas osé sortir ma guitare de peur que l'on me jette des cailloux ; ce qui signifie qu'il me faudra bien revenir un jour à New Orleans ! Et ce jour là, je monterai sur scène ; c'est sûr.

