Autre aspect frappant de la vie New-Yorkaise : les nombreuses personnes occupant un "petit boulot". Les cireurs de chaussure par exemple, les vendeurs à la sauvette, ou encore les gestionnaires de queues précités courent les rues. C'est sans-doute pour cela que New York frise le plein emploi avec un taux de chômage de 4 %...
Le SMIC, l'ennemi des petits boulots ?
Là encore, on se dit " mais pourquoi donc n'a-t-on pas ça en France ? " Bon sang, mais c'est bien sûr : à cause du SMIC bien sûr ! Ces petits boulots rapportent trop peu pour être rentables si on doit payer le SMIC. On préfère donc le chômage, au moins la dignité de l'individu est préservée. Tout cela est bien sûr une hérésie, cadeau de l'idéologie socialiste. Car enfin, un petit boulot mal payé vaut mieux que pas de boulot du tout ; même mieux payé. Le chômage a un prix bien supérieur à payer que la carence financière (tant pour l'individu que pour le pays) : il ronge le moral et l'image qu'on a de soi. Un petit boulot permet de se sentir utile à la société.
Témoignage de Michel Bon
J'avais rencontré il y a 10 ans Michel Bon (ex dirigeant de Carrefour et de l'ANPE) en petit comité. Il affirmait que, souvent, il valait mieux virer les gens plutôt que de les mettre dans un placard ; même à 50 ans. Il ajoutait que dans un placard, on végétait et on se ratatinait alors qu'un licenciement obligeait à rebondir, souvent au bénéfice de la personne elle-même.Pour en revenir aux USA, j'entends souvent dire et j'ai souvent lu (même si je ne l'ai pas constaté moi-même) que la majorité des low class people espèrent réellement améliorer un jour leur sort ; et si cela ne fonctionne pas pour eux, cela devra fonctionner pour leurs enfants. L'ascenseur social semble rester une réalité aux US et un formidable moteur d'énergie.








