Excellente chorégraphie chinoise que nous avons été voir vendredi soir dernier en famille au Palais des Congrès.
L'histoire est celle d'un peintre sauvé in extremis du désert par un jeune chef de guerre. Ce chef s'avère être une gracieuse jeune fille dont le peintre (évidemment !) tombe amoureux. Bien entendu, le père de la jeune fille, roi dans son pays, ne considère pas les choses ainsi et séquestre sa fille. Celle-ci, s'affranchissant de son père, s'évade et retrouve son aimé dans la montagne. Hélas, trois fois hélas, le père retrouve les amoureux. Au moment de tuer le jeune homme, la princesse s'interpose et reçoit le coup mortel.
Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? C'est normal. Ce conte puise ses racines dans ce qui est peut-être la plus vieille histoire de l'humanité : le combat fatal entre la puissance établie et la connaissance venue de l'extérieur. C'est souvent un jeune homme ou un prince étranger qui incarne cette connaissance, laquelle finit par bouleverser un ordre ancestral et change finalement le monde. On retrouve cette inspiration dans toutes les religions et toutes les civilisations du monde.
Le spectacle est grandiose et véhicule une réelle émotion. Les décors et les costumes sont à couper le souffle, la musique excellente et rythmée. Courez-y !
Non content de ses premiers succès, Dailymotion s'attaque à présent à la HD. Pas encore de grand choix sur leur site, mais une offre qui devrait rapidement s'étoffer. Evidemment, le haut débit s'impose pour regarder ces vidéos avec le confort requis (pas de coupures notamment).
Pour vous donner une idée, regardez cette course de voiture. C'est convaincant et séduisant.
Gosh! What is this zoo? Does anybody know something? Or are we all dancing in the dark?
Have a look to this chart: 91% of French people "never surf on their mobile". There are 36 M French people between 15 and 60. So these remaining 9% weighs about 3.24 M. End of the story.
Now let's play the prediction game: 3.24 M in 2008, 4.5 in 2009 (let's be optimistic!), 7 M in 2010 and 10 M in 2011. Remember that this whole story about mobile surfing started 6 years ago, so don't think we will be 10 M next year. Sceptical? Look around you. Ask your friends whether they surf. Mine just don't. More: they aren't willing to. Remember my meeting with two young students from HEC a few weeks ago.
What am I saying? Things eventually will take place of course. There will be a market. One day. It is a question of years, not a question of quarters, like some might say.
I used to be a 1.0 marketer in a 1.0 industry with 1.0 methods. This was in ancient times when I was working for international fast moving consumer goods companies. About marketing in such companies, I remember that there was something sacred that nobody could touch, but a few initiates: the logo of the company itself. This logo would express the pure nature of the brand, something like a Constitution for a country. And there was in every country within these companies a "Doctor of the Church" making sure that every slightest detail of the graphic guideline was taken in account for all kind of publication showing the brand. I even remember that these spin doctors often consulted heavy books (like a bible) that would tell the law. Generally, they were not really cool for business developers, who were always in a hurry, always searching flexibility…
Let's now have a look to Doodle 4 Google. Not only they constantly customize and play with their logo, but they also let kids transform it! Google is carrying "a competition where [they] invite K-12 students to play around with [their] homepage logo and see what they come up with". Have a look and enjoy. This could just kill my so called doctors former friends.
You can also watch this short video:
OK, Google is one of the strongest brands in the world; but not only because of its financial weight. Google is powerful also because they can play with their brand and make their "community" work for them for free, for the pleasure, for the hope of being recognized. Well played! Emmanuel de Saint-Bon
Vendredi dernier, le 8 février, s'est tenue la convention annuelle du MEDEF. Rassemblant au Parlement Européen de Bruxelles plus de 1300 " patrons " français, celle-ci s'était donnée pour thème l'ouverture et le " benchmark ". Comment ? Vous ignorez ce que le benchmark est ? Rien de grave ni d'honteux, ce n'est pas un mot français mais anglais et qui mêle observation, étalonnage, comparaison, analyse, et émulation. En clair : lever les yeux, regarder autour de soi, observer ce que font nos voisins européens, (se) mesurer à leurs résultats et, le cas échéant, adopter leur solution avec pragmatisme.
Mais donnons la parole à Laurence Parisot (extrait de son formidable discours de clôture) :"J'adore la langue française et je voudrais que Mesdames et Messieurs les académiciens fassent un jour entrer dans notre dictionnaire le mot de benchmarker. Car il manque ! Benchmarker, c'est comparer, c'est étalonner, c'est mesurer, ou plus exactement, ce sont ces trois actions à la fois : benchmarker c'est évaluer dans une optique concurrentielle pour s'améliorer. Benchmarker c'est dynamique. C'est une grande incitation à ne pas rester immobile. Se benchmarker, c'est oser regarder dans le miroir son reflet objectif plutôt que de refuser de voir les choses en face et de mettre la tête sous son aile. C'est en finir avec les préjugés selon lesquels rien de ce qui se fait ou se pense en France ne serait bien, tout y serait à jeter, bref, nous serions des nuls, pour toujours irrécupérables, car entachés d'une sorte de péché originel. Les préjugés inverses existent, aussi tonitruants et dévastateurs : la pensée made in France serait la seule juste, la seule fructueuse, la seule morale. Tout cela est faux. Ce sont deux idéalismes qui s'opposent. Se benchmarker, c'est être réaliste. C'est se donner les moyens du pragmatisme. C'est savoir qu'on n'est pas seuls au monde, ni le centre du monde, c'est refuser l'illusion qui empêche de grandir".
Le Benchmark, c'est simple...
Je ne sais pas si l'emploi de ce mot anglais est un signe de paresse intellectuelle, de pauvreté de vocabulaire ou de l'influence de la mode. Peut-être croit-on que l'emploi de mots anglais valorise le discours ? A moins que, comme j'ai tendance à le croire, il n'y ait pas réellement d'équivalent du mot benchmark dans la langue française. Je me souviens par exemple de mon vieux professeur de latin qui tentait de nous expliquait ce qu'était la virtu. J'en ai gardé le souvenir d'une qualité qui confine à l'excellence et qui se situe au carrefour de la force, de l'intelligence et du courage. Et puis, si cela permet de mieux faire passer un message aux " Gaulois " (comme dirait mon ami Jean-Michel Billaut) si prompts à rejeter toute forme de classement, tant mieux ! Mais je m'égare…
3 heures de convention menées au pas de charge, une organisation irréprochable, de nombreux intervenants, une Laurence Parisot en pleine forme
, mâtinant son discours de réalité augmentée et de bons mots, le tout animé par la très professionnelle Hakima Darhmouch (présentatrice du journal télévisé belge de 19h00 sur la chaîne RTL-TVI) : un véritable régal !
Transposant le concept du gong anti-bullshit cher à Mon ami Reboul, les invités avaient un créneau de 2 mn pour répondre aux sujets lancés par Hakima Darhmouch. Seul Lucas di Montezemollo (Président de Fiat et Ferrari), en bon italien, a réduit son intervention à… 5 mn et ses efforts furent appréciés.
2 vidéos que je ne résiste pas au plaisir de vous livrer : - le lipdub du MEDEF d'abord. Là encore, chapeau ! Quelle image dépoussiérée ! A quand celui de la CGT ? Et si, organisations patronales et syndicales rivalisaient (aussi) sur ce terrain ? A quand celui de la CGPME par exemple ? J'aurais bien vu l'inaltérable Lucien Rebuffel se dandiner sur une trottinette par exemple…
- et puis une vidéo prospective (prise en " pirate " de mon N95). Rien de fracassant, mais bien fait.
On ne pourrait tout rapporter tant les échanges furent riches et intéressants. Mention spéciale pour le saucisson virtuel de Thierry Marx et sa conviction que les particuliers iront vers la " cuisine moléculaire ". Encore un Marx qui veut nous abuser ? Bon, d'accord, c'est facile, je la retire.
J'ai retenu quant à moi une idée parmi d'autres : l'impératif écologique, loin d'être nécessairement une contrainte pour les entreprises, peut être un formidable vecteur de croissance. C'est en outre un terrain où les entreprises peuvent montrer la voie aux autres acteurs : des autorités politiques aux individus que nous sommes tous. A ce sujet, je vous laisse méditer sur ce mot de Saint-Exupéry : " nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous ne faisons que l'emprunter à nos enfants ".
Le Drugstore Publicis recevait ce matin Hubert Védrine, à l'occasion de la sortie de son "Rapport sur la France et la mondialisation" que lui avait demandé le Président Sarkozy.
L'homme est conforme à l'image que j'avais de lui : ponctuel, affable, mesuré, pragmatique et excellent connaisseur de ses dossiers. Tout le contraire d'un dogmatique en somme.
Morceaux choisis.
Médias
Nous recevons plus d'images en une journée que nos grands-parents en une vie ! Or 99 % de ces informations sont inutiles, pas réellement importantes, déjà connues voire futiles ; même si elles sont très émouvantes et sensationnelles. Ce flux créé une grande confusion dans les esprits et masque des événements perçus comme secondaires, plus discrets, mais qui ont pourtant une grande importance à long terme.
Histoire
Les occidentaux ont perdu le monopole de l'Histoire. Nous ne sommes plus les seuls à faire l'Histoire. Nous ne pouvons plus imposer notre point de vue facilement. Nous avons en face de nous des équivalents (Chine, Inde…). Nous devons ainsi adopter une "Politique d'influence" et non plus une politique de force, comme c'est encore le cas aux Etats-Unis aujourd'hui (NB : intéressant parallélisme avec l'évolution actuelle du marketing et de la publicité). Védrine rappelle au passage que le but de la diplomatie n'est PAS d'imposer ses points de vue à l'étranger (beaucoup de français et de politiciens pensent ainsi). Cette période qui a duré 4 siècles est révolue. Prônant la modestie et le pragmatisme, L'ancien Ministre des Affaires Etrangères nous met donc en garde contre les attitudes " pérorantes " et volontaristes, allusion à peine cachée selon moi à l'approche qu'avait Dominique de Villepin.
Mondialisation et économie de marché
La France a intérêt à changer d'attitude face à la mondialisation : contrer la peur et se défier des dogmes. Nous devons être plus offensifs. D'après l'institut d'études américain PEW, les français n'approuvent qu'à 35 % l'économie de marché. Or ce taux va de 55 à 80 % chez nos voisins américains. Védrine nuance toutefois cet écart en rappelant non sans humour que 80 % des français se disent heureux mais que 80 % des français pensent que " les autres français " ne sont pas heureux.
Langue et culture françaises
Védrine se désole de la désinvolture incroyable des français et de leurs élites à l'égard de leur langue. Notre patrimoine est pourtant exceptionnel. Nous sommes le seul pays Européen à délaisser à ce point cet héritage. Ce malaise est, selon Védrine, hérité de la 2nde guerre mondiale : méfiance envers son identité, ses racines, taxation rapide de " franchouillard " de tout ce qui touche au patriotisme, sous-estimation (voire détestation ?) de soi.
Altermondialistes et " droitsdelhommistes "
Sur les premiers, Védrine distingue plusieurs degrés : ceux qui, avec justesse, cherchent à corriger les défauts et ceux qui (très marginalement) contestent le capitalisme " en soi ". Il me revient à ce sujet une phrase de Claude Allègre à propose de José Bové : " Monsieur Bové est un casseur dont la place en prison ". J'applaudis ! Concernant les seconds, l'ex-ministre dénonce l'attitude consistant à placer les droits de l'homme au centre de la diplomatie. Il rappelle que la diplomatie a d'abord pour objet la défense des intérêts vitaux du pays.
Merci Monsieur Védrine. Je vous trouve rafraîchissant.
Présentation ce matin au Salon des Entrepreneurs 2007 d'Alternativa, une bourse dédiée aux startups ! Comme il est expliqué sur leur site, " Alternativa est une plateforme de négociation non réglementée qui organise, entre investisseurs qualifiés, la négociation sur les actions des sociétés non cotées. Pour une entreprise, s'introduire sur Alternativa est un formidable accélérateur de développement. ".
Concrètement, Alternativa est une place de marché permettant : - aux Business Angels et de rencontrer des " pépites ", - et aux jeunes pousses de financer leur croissance. Elle a été créée sur un modèle suédois et sur la base d'un constat simple : Les PME sont souvent sous-capitalisées ; elles manquent de fonds propres. Et les banques n'offrent pas toujours de solutions suffisantes. Il leur faut donc un espace de financement adapté.
Alternativa revendique un fonctionnement " à l'ancienne ". Jugez plutôt : une seule cotation par mois, des " périodes de négociation " étalées sur une semaine et annoncées en amont, ce qui permet aux investisseurs de se renseigner sur les impétrantes et les sociétés déjà " cotées ". Une semaine type de négociation commence par 2 jours de " confrontation du carnet d'ordre " ; il est dévoilé toutes les 2 heures. En outre, il n'y a pas de brokers au sein d'Alternativa.
Ce fonctionnement a pour ambition de corréler davantage la réalité industrielle d'une société avec sa valeur et de réduire la volatilité des cours. La promesse est aussi pour les jeunes pousses d'accéder au financement en restant simple. Le positionnement " non règlementé " d'Alternativa se veut non chronophage, et à coûts de négociation et de transaction faibles. Je suis pour ma part très sensible à ce point sachant que l'activité de levée de fonds est si lourde qu'elle détourne parfois le créateur de sa mission première : trouver des clients.
A l'entrée, la fixation de la valeur d'une start up se fait par enchère ou par expertise (méthode des comparables, des fondamentaux, ou projection du cash-flow sur 3 ans). Alternativa note même " la qualité des informations fournies par les startups ", avec une note qui va de A à C. Bien pensé !
Combien ça coûte ? - Frais d'admission : 10 000 € upfront pour la conduite de l'audit. - Commission de 10 k € / an. - Frais légers sur les transactions - NB : Les montants échangés sont de l'ordre de 10 à 15 k €.
Combien de sociétés sont-elles pour l'instant cotées ? Deux ! Magnifique, non ? Riskalis (société de Risk Management) et Trialog, société de conseil en innovation. Ces deux sociétés génèrent moins de 2 M € de CA et ont un RN allant de 50 à 170 k €. Leurs effectifs comptent moins de 20 personnes. Les valorisations sont raisonnables et le " flottant " reste minoritaire.
Alors, le rêve pour les startups ? Oui et non. L'initiative est créative et doit être saluée. Elle facilite incontestablement l'accès au capital pour les jeunes sociétés. Toutefois, lever des fonds reste une opération délicate et chronophage. En outre, même si " l'argent est là " (comprenez les investisseurs disposent de hauts niveaux de trésorerie actuellement et cherchent à investir), seules les meilleurs dossiers débouchent. Rien de révolutionnaire à cela. Dernier point : l'une des conditions d'entrée est de générer du chiffre d'affaires ; pas nécessairement de la rentabilité, mais du chiffre d'affaires.
Se concentrer d'abord sur les clients, vous dis-je ! Emmanuel de Saint-Bon
Appel téléphonique bidon à un gendarme pour "rectifier un erreur policière". Magistral ! Comme quoi l'ingénuité et l'apparente bêtise peuvent faire perdre le sang-froid de votre interlocuteur. Cliquez et écoutez :
Huge French Campaign for Kit kat. Everything's in it: beautiful and funny 3D clip, interactivity and creativity, and of course, people (you and I) proposed to invent the end of the story. Watch the kitkat movie, it's really worth! What if you won? How about a trip in the space?