Le mariage de Sarkozy
Diantre ! Depuis l'annonce du mariage de Sarkozy, je n'entends que critiques, quolibets et remarques désespérées. Quoi ! Notre président serait juste un "people" ? Il pense avec sa braguette, c'est une mitraillette. Il va se brûler les ailes, à force de faire la couverture de Paris-Match, etc.Quant à elle... ELLE ! Ah ! c'est pire que tout. On ne compte plus les hommes qu'elle a eu dans sa vie, c'est une droguée notoire, et que sais-je encore...
Foin de ces miaulements et minauderies ! Voyons le côté positif des choses et donnons un peu de crédit aux futurs jeunes époux.
Une première Dame...
D'abord, l'Elysée retrouve une "Première Dame" est c'est important. Songeons au travail remarquable que fit Bernadette et avant elle Danièle (dans des styles un peu différent, certes).Ensuite, Nicolas et Carla sont jeunes... et en forme (je n'ose dire "beaux" de peur d'être conspué). En terme d'image pour la France, c'est plutôt bien. Disons-le : Carla est une jolie femme et, ensemble, ils sont assez glamours, notamment pour les pays étrangers qui ne connaissent pas forcément le détail de leur passé.
... et une artiste
Et puis Carla est une artiste (si, si, elle chante bien). N'a-t-on pas là une belle opportunité de promouvoir encore et toujours la culture française ? Qui sait si elle ne va pas endosser ce rôle avec talent et efficacité ? John Kennedy avait Jackie, que les français adoraient. Les Kennedy étaient jeunes et glamours ; de ce fait, ils "vendaient" bien l'image de leur pays. N'a-t-on pas là une ressemblance avec notre histoire ?Un bémol tout de même : la condition pour que ma réflexion soit juste est évidemment que ce mariage "tienne". Je devrai une contrition publique si, dans un an, Carla est remplacée par une Olivia ou une Léa.
Au fond, ce qui me chagrine le plus n'est pas là. Non, ce qui me gêne, c'est que Sarkozy se fasse entretenir par un industriel qui lui prête son avion pour ses vacances. Le Président ne s'est-il pas augmenté récemment son traitement (ou ses émoluments, que dit-on ?) de 170 % ? Comment penser qu'avec de telles pratiques, Sarkozy conserve son indépendance ? C'est ce que dénonce opportunément Pierre Moscovici actuellement.
Quelle distance nous sépare du Général de Gaulle, lequel éteignait lui-même les lumières de l'Elysée et qui payait de sa poche chaque débours personnels. Quel exemple pour les français ! Quelle force pour le pays !
Sur ce point, dommage que Sarkozy ne soit pas un modèle d'exemplarité.
